Série Kurt Wallander
Mankell a inventé en 1999 Kurt Walander en feuilletant l’annuaire d’Ystad, une ville de la Scanie, région du sud de la Suède.
Il n’y a pas plus antihéros que Kurt Wallander. C’est le personnage tourmenté par excellence. Wallander est un quinquagénaire diabétique. Il a des relations houleuses avec sa fille aussi irascible que lui.
« Kurt Wallander est imbibé d’alcool, de mauvaise graisse et de remords, toujours prêt à s’engouffrer dans des enquêtes improbables, a une singularité : il est l’archétype du héros fatigué. Un homme qui voit sombrer le monde dans une mer de glace et d’indifférence, il ramasse des cadavres à la pelle en cherchant désespérément d’où peut bien provenir le mal. »
Serge Raffy s’interroge dans le Nouvel Obs du 13/05/04 : « Comment a-t-il réussi un coup pareil ? Faire d’un flic lourdaud, neurasthénique et solitaire une superstar du polar mondial. »
Mankell ne dit pas Wallander c’est moi mais nous n’avons que trois points communs : notre goût pour l’opéra, l’acharnement au travail et le fait que nous soyons nés la même année, 1948
« La Suède et son système social porté aux nues, c’est un mythe comme celui des Suédoises toutes minces et blondes ».